mercredi 28 juin 2017

APRÈS LE SUICIDE DE L'WREN / Mick Jagger, l'éternel séducteur de retour




APRÈS LE SUICIDE DE L'WREN

Mick Jagger, l'éternel séducteur de retour

Paris Match|
Mick Jagger sur la scène du stade de France, le 13 juin dernier.David Silpa/UPI/ABACA
Moins de trois mois après le suicide de L’Wren Scott, Mick Jagger a été photographié dans les bras d’une danseuse classique. La soeur de L'Wren a exprimé sa colère dans la presse anglaise.
«Je suis soulagée que L’Wren n’ait plus à le supporter». Jan, la sœur de L’Wren Scott, ne mâche pas ses mots pour qualifier l’attitude de Mick Jagger. Le Rolling Stone serait tombé dans les bras d’une danseuse classique américaine, Melanie Hamrick, trois mois à peine après le suicide de sa compagne. «Maintenant, je pense qu’il était pour elle plus de problèmes que l’on pensait», a déclaré la sœur de l’ex-mannequin et créatrice de mode au «Mirror»: «Ma sœur méritait tellement plus que ça. Mick a fait une chose horrible. C’est triste. Sa vie continue comme si rien ne s’était passé. Il est toujours de sortie avec des femmes, alors qu’une énorme partie de notre famille a disparu. Elle avait fait tant de choses sans lui. Elle était géniale aux yeux de tant de monde.» Début juin, au moment de la publication des photos, Jan avait déjà critiqué l'attitude du rockeur: «Et les gens se demandent pourquoi L’Wren était si dépressive? Sa fille dit qu’il a toujours le cœur brisé et qu’il est dévasté d’avoir perdu ma sœur. Et puis vous voyez ces photos… Il ne changera jamais. Au moins ma sœur est heureuse maintenant. Elle est avec maman et papa au paradis et ne fait de mal à personne.» Mick Jagger et L'Wren Scott étaient en couple depuis 2001.
Selon les informations du «Daily Mail», le rockeur de 70 ans aurait rencontré la danseuse de 27 ans au Japon le 6 mars dernier, onze jours avant le suicide de L’Wren. Elle faisait partie de certains danseurs de l’American Ballet Theatre à avoir pu rencontrer les Rolling Stones après leur concert à Tokyo. L’Wren Scott, qui avait pourtant pris l’habitude d’accompagner la star en tournée, n’était pas au Japon au moment de leur rencontre. Début juin, Mick Jagger aurait envoyé à Melanie un billet d’avion pour qu’elle le rejoigne à Zurich, en Suisse, où il était en concert. C’est là qu’ils ont été photographiés sur le balcon d’un hôtel, la jeune femme enlaçant Jagger. D’après les confidences d’une source au «Sun», rien ne s’était passé entre eux avant la mort de L’Wren, mais ils ont noué une amitié après le drame: «Il y a eu une étincelle et elle a représenté une distraction dans l’enfer émotionnel qu’il vivait».  
Mick Jagger ne s’est pas exprimé sur sa nouvelle idylle. Toujours en tournée, il se trouvait dimanche à Vienne, en Autriche, avec son ex-femme Jerry Hall et Georgia May, une de leurs quatre enfants.

Melanie Hamrick, à droite, lors d'une soirée à New York en avril 2012.© MCMULLAN CO/SIPA
Cette nouvelle romance a créé une polémique autour du rockeur mais, à en croire une source proche du groupe, «la fille de Zurich n’était qu’un bref flirt, mais elle n’est pas la première et ne sera pas la dernière»: «La façon de Mick pour gérer la mort de L’Wren était de remonter sur scène aussi vite que possible. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il reprenne ses vieilles habitudes, a confié un indiscret au "Daily Mail". C’était un tombeur bien avant de commencer la chanson, et il l’est toujours. Il ne connaît rien d’autre. […] Pour lui, coucher avec une femme est comme ouvrir le frigo et prendre une bière. Ce n’est pas un acte significatif.» 
Quelques jours après la publication des photos montrant Mick Jagger et Melanie Hamrick, le rockeur aurait même causé une rupture entre Bar Refaeli et son compagnon, l’homme d’affaires Adi Ezra. Ce dernier n’aurait pas supporté la proximité entre le top israélien et Jagger, lors d’une soirée en boîte de nuit organisée après le concert des Stones à Tel Aviv. Une attitude qui ravit la source du «Daily Mail»: «C’est bon de le voir se remettre sur selle». 

mardi 27 juin 2017

Keith Richards / Une vie entre l’enfer et les paradis

Keith Richards


Keith Richards : une vie entre l’enfer et les paradis

Paris Match|
REUTERS/Scanpix Sweden
C’est le « guitar hero » absolu. Et un survivant. La conscience musicale desRolling Stones publie ses Mémoires. Un monument de sexe, drogue et rock’n’roll
Paris Match. Le passage le plus étonnant de votre ­autobiographie concerne la création du groupe. Contrairement à la légende rapportée dans tous les livres, ce n’est pas Brian Jones qui a fondé les Rolling Stones ! 
Keith Richards. Cela a été rapidement le problème avec lui. Dans sa tête, sans que l’on sache bien pourquoi, il se prenait pour le leader. C’est ainsi qu’il recevait 50 livres de plus que nous chaque semaine, et on n’était pas au courant ! Pareil pour le nom du groupe. C’est en téléphonant à un petit club, pour se faire engager, que le problème s’est posé. Le type nous demandait notre nom. Il y avait la pochette d’un disque de Muddy Waters étalée par terre, dont le premier titre était “Rollin’ Stone Blues”. Cela a été une concertation collective dans l’instant. Tout en tenant le combiné, on s’est dit : “Les Rolling Stones ? Oui, ça sonne bien.” Ce n’est pas Brian Jones qui, dans son coin, a eu une grande réflexion pour la postérité.
Lorsque vous avez commencé à composer avec Mick ­Jagger, Brian Jones s’est senti exclu, et cela a été le début de sa descente aux enfers. N’auriez-vous pas pu l’inclure dans le processus de composition ?
Aujourd’hui, je vous réponds oui. Bien sûr qu’on aurait pu être plus attentifs, comprendre qu’il s’imaginait qu’on l’écartait alors que c’était faux. Bien sûr que nous aurions pu l’inviter à participer à l’élaboration des chan­sons, mais c’est la réflexion d’un adulte, pas celle du gamin que j’étais, qui ne réfléchissait pas tellement en ces termes. Et il faut être honnête aussi, je n’ai jamais vu le début du commencement d’une chanson écrite par Brian. On m’a dit que j’étais dur avec lui dans le livre, mais ce n’était vraiment pas un personnage facile. Je n’ai jamais connu un autre type à qui la gloire était montée à la tête aussi vite. C’est étonnant, d’ailleurs, car c’était un petit gars de la campagne, propre sur lui et gentil.
En racontant la liaison que Mick Jagger a eue sur le tournage de “Performance” avec Anita Pallenberg, votre compagne d’alors, vous dites que cela a creusé un fossé entre vous et lui, “pour toujours”. Qu’entendez-vous par là ?
Ce n’est pas tant le fait d’avoir couché avec Anita. Il faut se remettre dans le contexte des sixties. Tout le monde essayait tout avec tout le monde. En plus, je n’étais pas un jaloux hystérique. Cela aurait été vain avec Anita. C’était un sacré caractère qui, de toute façon, n’en faisait qu’à sa tête. J’en ai surtout voulu à Mick, parce que cette escapade cinématographique compromettait l’équilibre du groupe. Et le bouquet, c’était qu’il se tapait ma copine, en plus ! En même temps, il m’a fait saigner et j’ai écrit “Let it Bleed”, et mis en colère, ce qui m’a fait écrire “Gimme Shelter”. Alors, l’un dans l’autre…
D’autant que vous vous êtes vengé en couchant avec ­Marianne Faithfull…
Exact. Il s’en est fallu d’un cheveu que Mick ne me chope, d’ailleurs. J’ai sauté par la fenêtre en caleçon, avec mes affaires, en entendant sa clé dans la serrure. J’y ai d’ailleurs laissé mes chaussettes, mais Mick n’est heureusement pas le genre de bonhomme à chercher des chaussettes sous le lit.
Vous prétendez avoir commencé à vous droguer pour ne pas être une rock star. Que voulez-vous dire ?
Cela, c’est venu plus tard. J’ai commencé à me droguer pour tenir le coup ! Je fréquentais beaucoup de musiciens noirs en tournée, et ils étaient toujours en forme et impeccables. Moi, j’avais 19 ans, je devais assurer parfois trois shows par jour, cinq fois par semaine, et j’étais épuisé. Un jour, je leur ai demandé : “Mais comment vous faites, les gars ? J’ai quinze ans de moins que vous et je suis fracassé.” Ils m’ont répondu discrètement : “Petit gars, tu prends cette petite pilule pour tenir, celle-ci pour te détendre, celle-là pour relancer la machine…” Et de fait, grâce à la potion de mes cousins blacks, je pétais le feu ! Voilà comment j’ai commencé. Pour travailler, pas pour faire la bamboula. Par la suite, il a fallu gérer une existence publique, ce qui a été plus compliqué pour moi. Comme disait Fellini : “Je ne veux pas être dans mes films, je veux faire des films.” Moi, c’est pareil, mais à partir du moment où j’ai compris que, pour enregistrer des chansons, il fallait que je sois une rock star, j’ai accepté le contrat et je l’ai rempli. Mais à ma façon, en me shootant pour faire face à toute la pression extérieure.
A quel moment vous êtes-vous rendu compte que vous aviez à l’évidence des dispositions physiques hors normes pour encaisser les excès ? 
Quand je me comparais avec d’autres, je suppose. Brian était déglingué en permanence. John Lennon n’est jamais sorti de chez moi debout, ni sans avoir au préalable vomi dans mes toilettes. Et puis, j’étais un junkie discipliné. D’abord, je ne prenais que de la très bonne qualité. ­Ensuite, je savais jusqu’à quel point je pouvais aller pour être capable de fonctionner. Quand certains cherchent toujours à aller plus haut, encore un peu plus haut… Illusion, bien sûr. Et puis, j’ai une bonne constitution. J’ai quand même guéri d’une hépatite C sans rien faire !
Vous détenez probablement un record avec neuf jours et neuf nuits sans dormir. Comment peut-on arriver à un rythme pareil ?
J’avais une telle énergie ! Je prenais de la coke pour tenir plus longtemps et, quand je voyais que j’atteignais la cote d’alerte, je compensais avec de l’héro pour ralentir, et ainsi de suite. Mais j’ai passé la plupart de ce temps à composer. Une partie du matériel d’“Exile on Main Street” vient de là. Je ne le faisais pas pour faire la fête, même si, soyons honnête, j’ai abondamment donné aussi… C’était surtout pour travailler, écrire, enregistrer, recommencer, etc. Et, dans cet état, on ne voit pas le temps passer. On croise des gens qui ont dormi, pris leur petit ­déjeuner, alors que, pour moi, ce n’était qu’une longue et même journée. Quand ils revenaient, je leur disais : “Mais où étiez-vous donc passés ?”
Les tournées de 1969, 1972 et 1975 sont sûrement les plus folles de l’histoire du rock’n’roll. Si vous aviez à qualifier la plus dingue, laquelle prendriez-vous ?
Celle de 1969 a été folle, mais aussi parce que l’Amérique vivait alors une période folle. Le Vietnam, les assassinats de King et de Kennedy l’année précédente. Cela s’est d’ailleurs tragiquement terminé pour nous, à Altamont, par la mort d’un spectateur, ce qui résume assez bien l’histoire. C’était la première fois que nous jouions comme un “gros” groupe en tournée. Tout était plus grand, les salles de concert, le nombre de dates à assurer, la quantité de spectateurs, les after shows, les groupies, etc. Tout a pris une autre dimension, et on a vécu ça comme une énorme excitation. En 1972, c’était la Stones Touring Party [la fiesta itinérante des Stones]. Cela me semble assez clair. En 1975, c’était la tournée de la coke. Mon rythme sur scène, c’était une chanson, une ligne…
En 1976, Anita n’étant pas en état de s’occuper de votre fils Marlon, il vous a accompagné en tournée, alors que vous étiez un junkie complet. N’aviez-vous pas peur de l’exposer ainsi à un mode de vie démentiel et dangereux ?
J’étais parfaitement conscient que ce n’était pas la place d’un petit garçon de 7 ans d’être au milieu de musiciens qui se couchaient à pas d’heure, des filles et de la drogue, mais j’ai vu cela sous l’angle de la tribu. Il vivait avec nous, au sein de notre caravane. Les autres membres du groupe le protégeaient.
Vous voyagiez ensemble pour aller de ville en ville, et il vous avertissait quand vous vous endormiez sur la route…
Ou il me prévenait quand les flics arrivaient pour fouiller la voiture à la recherche de drogue. Il m’a été très précieux, mon petit Marlon. De plus, il lit très bien les cartes routières.
Les pages les plus émouvantes du livre sont celles où on vous annonce, juste avant de monter sur scène, que vous venez de perdre votre bébé, Tara. Comment avez-vous pu jouer “Satisfaction” ce soir-là ?
J’ai réfléchi dix secondes. Tout le monde pensait que j’allais annuler, mais je n’ai pas voulu. Cela n’aurait servi à rien. Je ne pensais pas en parler dans ce livre, mais c’est le principe d’une autobiographie, je crois. On revient malgré soi sur les épisodes les plus douloureux de sa vie. L’écrire m’a obligé à me remémorer les bons moments avec des amis disparus, et à raviver le souvenir de Tara. Il aurait plus de 30 ans aujourd’hui, et j’y pense chaque semaine.
Pourquoi dites-vous ne pas savoir où il est enterré ?
[Très long silence.] Ce qui s’est passé avec Tara est ­entre Anita et moi. Jamais je ne me pardonnerai d’avoir ainsi laissé un nouveau-né… Dire adieu à un bébé, ce n’est pas dans l’ordre naturel des choses. Lorsque c’est arrivé, il ne m’apparaissait pas concevable de l’enterrer avec une pierre tombale sur laquelle on serait allés le voir de temps en temps. Mais je le retrouverai un jour, quelque part.
Diriez-vous que vous avez touché le fond, quand vous ­alliez chercher de la drogue dans les bas quartiers de New York, muni d’un pistolet ? Ou lorsque vous vous êtes ­injecté de l’héroïne dans le tribunal où l’on vous jugeait à ­Toronto, alors que vous étiez censé être en désintoxication ?
Toronto a sans doute été le plus grave. Quand on est venu m’arrêter, la police canadienne a mis une heure pour me réveiller en me balançant des claques dans la gueule. Il faut dire que je n’avais pas dormi depuis cinq jours ! Je pensais vraiment que j’allais partir en prison pour cinq ans. J’étais accusé de trafic, de détention et d’importation illégale. Mais là où j’ai touché le fond, c’est en 1978, lorsque j’attendais mon dealer dans une boîte de nuit minable, en vomissant sur le canapé, car en manque et inquiet qu’il puisse me rater. J’étais numéro un avec “Miss You” et j’en étais réduit à ça. Cela a été un moment clé où je me suis dit : “Il faut que j’arrête. Vraiment.” J’avais déjà fait cinq tentatives auparavant, mais replongé à chaque fois. Ce coup-ci a été le bon. On croit toujours que je suis un junkie, mais j’ai décroché depuis plus de trente ans !
Qu’avez-vous dit à vos filles quand elles étaient adolescentes et partaient en virée à New York ? Il vous était ­difficile de jouer au père Fouettard, non ?
J’ai toujours été très ouvert avec elles. Je n’ai jamais esquivé la moindre question sur n’importe quel sujet. J’ai donc expliqué que telle drogue faisait ci, telle drogue faisait ça. En réalité, je pense que je suis mieux placé pour conseiller mes filles qu’un père qui ne sait rien de la drogue et dit : “Ne touche pas à ça”, comme un robot fait la morale. La preuve en est, c’est qu’elles vont très bien. Et puis, un petit joint de temps en temps n’a jamais fait de mal à personne, n’est-ce pas ?
Mick Jagger a-t-il lu votre livre et demandé des ­suppressions ?
Etrangement, la seule chose qui lui a posé un problème, c’est que je dise qu’il avait un coach vocal. La bonne blague. Mais tout le monde le sait, Mick
Comment expliquez-vous que vous soyez entré en guerre avec lui, dans les années 80 ?
D’abord, parce qu’on a commencé à vivre à deux endroits différents. Auparavant, on était souvent ensemble, et il était facile de se voir, de travailler. Et c’est là où on s’entend le mieux. Puis Mick a commencé à devenir un jet-setteur fou, ce que je n’aimais pas. Comme lorsqu’il voulait un mariage discret avec Bianca et a choisi Saint-Tropez en plein été… Mais, pour être honnête, j’ai senti, dès la fin des années 70, qu’un clash allait survenir. Une fois devenu clean, j’ai très vite compris que Mick n’aimait pas du tout que je m’investisse davantage dans les affaires du groupe. Moi, naïf, j’avais une attitude plutôt sympa : merci, mon vieux, d’avoir assuré toutes ces années pendant que j’étais à l’ouest, maintenant je vais te soulager un peu. Or, Mick adore tout contrôler. C’est son côté Hitler. Ou Napoléon, si vous préférez, puisque vous êtes français. Plus d’une fois, au cours de réunions d’avant tournée, il me disait : “Oh ! tais-toi, Keith, c’est idiot ce que tu dis.” Vous imaginez comme ça me plaisait…
Pensez-vous que les Stones seraient encore ensemble si les albums solos de Mick Jagger, dans les années 80, avaient marché ?
Mais Mick Jagger n’est rien sans les Rolling Stones ! Pas plus que Keith Richards, d’ailleurs. Ensemble, c’est autre chose, et c’est ce qu’il a mis du temps à comprendre. Mais je n’étais pas tellement inquiet car je savais qu’il était incapable de faire un bon album tout seul.
Vous avez dû être content de voir que vos propres essais en solo ont reçu un meilleur accueil que les siens ?
J’ai fait ça pour m’occuper, mais cela ne m’a pas ­dérangé, en effet.
Vous dites qu’il est un peu comme votre frère, mais vos commentaires sont quand même très acides à son égard. On vous sent encore en colère.
A l’époque, c’était le cas. Quand j’ai appris que, dans mon dos, il signait un deal pour les Stones avec CBS en échange d’un projet d’album solo, je l’aurais tué ! Je ne comprends toujours pas comment il a pu péter les plombs à ce point-là. Vouloir être plus que la plus grande star du show-biz de la planète, ce qu’il était, ça me dépasse. A un moment, on avait l’impression que c’était Sa Majesté et que nous bossions pour lui, au cacheton ! Quand il était dans la pièce, nous évoquions “cette pétasse de Brenda” pour qu’il ne comprenne pas qu’on parlait de lui.
Aujourd’hui, vous ne parlez que de business ou vous ­arrive-t-il encore d’aller boire un coup comme deux copains ?
C’est lorsqu’on est séparés qu’il y a des problèmes. Il y a quinze jours, il est venu chez moi, à Londres, et on a passé l’après-midi ensemble.
Mais peut-on encore parler de “groupe” à propos des ­Rolling Stones ? Vous-même dites que cela fait vingt ans que vous n’avez pas mis les pieds dans sa loge !
On pourrait inverser la chose. Cela fait vingt ans qu’il n’a pas mis les pieds dans la mienne ! Il est certain que nous sommes deux personnes très différentes. Ma loge est pleine de musique, de gens qui vont et qui viennent. Celle de Mick est une cellule de moine. Il fait ses vocalises, ses exercices physiques… Ce n’est pas la même ambiance. Mick était beaucoup plus chaleureux avant. Il s’est un peu enfermé dans un frigo, avec une mentalité d’assiégé, mais bon, maintenant ça va, on a aplani les choses.
Tout de même, dans les années 70, vous chantiez fantastiquement tous les deux sur scène. Aujourd’hui, quand vous interprétez vous-même deux chansons, il s’éclipse. Par contrat, même, paraît-il !
Mais j’aimerais qu’il vienne sur scène chanter avec moi ! Dans son esprit, c’est par respect pour moi, sans doute : “C’est le quart d’heure du show de Keith, je ne vais pas le déranger.” Je ne verrais aucun problème à ce qu’il vienne. Mais il faut qu’il change de robe, aussi…
N’avez-vous pas été surpris par tous les témoignages de sympathie reçus après votre accident aux Fidji ?
Ils m’ont quasiment tué pour de bon, avec ces témoignages d’amour ! C’était incroyable. Et pourtant, je n’ai ­jamais été très sympa dans la vie. Un vrai trou du cul, ­parfois. Mais là, tous ces gens qui s’inquiétaient pour moi, c’était fou. Sans parler du message de Tony Blair. Le ­Premier ministre, le chef de l’establishment qui a essayé cent fois de me mettre en taule, s’inquiétait pour moi ! L’ironie de l’histoire n’est pas banale.


jeudi 22 juin 2017

Emily Ratajkowski et Kim Kardashian posent seins nus ensemble







Emily Ratajkowski et Kim Kardashian posent seins nus ensemble

Paris Match||Mis à jour le 
Emily Ratajkowski et Kim KardashianREUTERS/Danny Moloshok & REUTERS/Mario Anzuoni
Toujours aussi sulfureuses, Emily Ratajkowski et Kim Kardashian ont décidé de s'unir et de faire trembler la toile. Prenant un selfie toutes les deux, les deux bombes ont pris la pose seins nus entrain de faire un doigt d'honneur.
Il n’est pas rare de voir Kim Kardashian s’afficher nue sur les réseaux sociaux. Il n’est pas non plus inhabituel de voir Emily Ratajkowski se dénuder sur la toile, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. Si les deux stars ne ratent en effet jamais une bonne occasion de se dévoiler dans leurs plus simples appareils pour donner des nouvelles à leurs fans, les deux bombes ont cette fois-ci décidé de s’unir et de poser ensemble pour plus d’originalité. Il fallait sans douter, les deux brunettes sensuelles n’allaient pas se réunir pour se contenter de prendre un cliché classique entre copines. Bien déterminées à taper fort sur la toile, les ravageuses ont ainsi pris la pose devant un miroir en s’affichant seins nus. 
Détournant les yeux de l’objectif, le duo libertin affiche ainsi une moue des plus sensuelles et une peau impeccablement lisse et bronzée. Cheveux détachés descendant onduleusement le long de leurs corps, pas l’ombre d’une fausse note apparait sur le cliché, sexy à la perfection. Quand Kim affiche ses courbes pulpeuses et la rondeur de ses seins généreux, la bombe britannique montre quant à elle la finesse de ses traits et une ligne parfaitement tenue et cambrée. L’une en jupe noire hautement moulante et l’autre en jean bleu clair délavé, les starlettes topless livrent pour l’occasion un doigt d’honneur, très certainement dans le but d’afficher leurs convictions, pour le moins communes.

Déchainées, un brin provocatrices et surtout bien déterminées à affirmer leurs convictions 

Si les belles ne peuvent pas s’empêcher de récidiver à la nudité sur les réseaux sociaux, c’est bel et bien car elles sont toutes deux persuadées qu’il est normal de se montrer ainsi. A l’occasion de la journée de la femme le 8 mars dernier, Kim Kardashian s’était saisie de son compte twitter, publiant un énième cliché d’elle nue et affirmant avec humour «lorsqu’on a rien à se mettre LOL». A la suite des nombreuses réactions, l’épouse de Kanye West avait alors revendiqué sur son site internet le droit d’être sexy et de disposer librement de son corps. Clavier en main, la sulfureuse s’était alors laissée aller à un long message. «Je ne vais pas vivre une vie dictée par les problèmes que vous avez avec ma sexualité. Vous êtes vous et laissez-moi être moi. Je suis une mère. Je suis une femme, une sœur, une fille, une femme d'affaires et je suis autorisée à être sexy.» avait-elle affirmé fermement. 
Si la star américaine aime jouer de ses charmes ravageurs et de son image sulfureuse de bimbo il n’en ai pas moins pour la jeune Emily. Révélée en 2012 dans le clip «Blurred Lines» de Robin Tchike, le jeune mannequin au visage fin profitait de la journée du 16 février pour s’afficher en tenue d’Eve. Deux jours plus tard, la jeune brunette de 24 ans s’était elle aussi exprimée sur le site Lenny, revendiquant ainsi le droit des femmes à être sexy. Devant des détracteurs qui dénonçaient également un manque certain de pudeur, Emily, un brin provocatrice, affirmait alors à son tour : «Ils laissaient entendre que le fait d'être sexy est vulgaire, car cela implique de jouer avec le plaisir des hommes. Pour moi, être sexy est une forme de beauté, une sorte d'auto-expression, de celle qui doivent être célébrées, de celles qui sont merveilleusement féminines». 
Partageant des convictions et des valeurs communes, les deux stars se rapprochent ainsi sur les réseaux sociaux. Commentant sa publication, Kim Kardashian a choisi de faire un clin d’oeil au cliché qui avait fait tant fait polémique en mars dernier. Provocante, la belle a donc décidé d’exercer la même mise en scène. Postée debout devant le miroir d’une salle de bain, la maman de 35 ans a rajouté deux épaisses bandes noires sur les poitrines respectives de sa compère et d’elle même, exactement comme elle l’avait fait lors de sa dernière photo toute nue. Cachant sa partie intime, la brunette incendiaire a commenté sur le ton d’une liberté assumée : «Quand on est en mode : «on a rien à se mettre  LOL.», reprenant alors la légende de son premier cliché polémique. Emily a quant à elle repris la photo en écrivant : «Nous sommes plus que nos corps, mais cela ne signifie pas que nous devons en avoir honte et avoir honte de notre sexualité». Un cliché revendicateur qui promet donc de faire rage. 






mercredi 21 juin 2017

Insta Story / Emily Ratajkowski, féminine et féministe


Insta Story : Emily Ratajkowski, féminine et féministe

Paris Match||Mis à jour le 





Sur Instagram, Emily Ratajkowski poste des photos en décolleté plongeant, en maillot de bain, voire complètement nue. Un moyen d’affirmer sa féminité mais aussi son féminisme : elle dispose de son corps comme elle le veut.
«Mon corps, mon choix», c’est le mantra d’Emily Ratajkowski, comme elle l’écrit sur Instagram. Et son corps, la jeune femme a choisi de le dévoiler. Le nudité est sa marque de fabrique : elle s’est fait connaître en 2013 en participant au clip «Blurred Lines» de Robin Thicke et Pharrell Williams, dansant complètement nue à côté des chanteurs ; aujourd’hui, elle montre ses formes sur les réseaux sociaux. Selfies en décolleté plongeant, photos de ses fesses sur la plage, clichés dénudés sont devenus sa spécialité. 

Sexy sûre d’elle et intelligente

Mais si Emily Ratajkowski n’hésite pas à montrer son corps, ce n’est pas une potiche pour autant. Non, ses selfies nus sont une marque de son engagement féministe. «Nous sommes plus que des corps mais ça ne veut pas dire que nous devons avoir honte de notre sexualité», avait déclaré le mannequin, il y a quelques mois, prenant la défense de Kim Kardashian, attaquée pour avoir posé sans vêtement. Quelques semaines plus tard, la jeune femme de 25 ans avait publié une lettre sur le site Lenny Letter de Lena Dunham, écrivant : «Les réactions des gens à propos de ma sexualité ne sont pas mon problème, mais le leur.»


Seulement la jeune femme est régulièrement attaquée sur les réseaux sociaux à cause de son exhibitionnisme. Par exemple lorsqu'elle avait choisi de soutenir le candidat démocrate Bernie Sanders, pendant les primaires américaines : Emily Ratajkowski avait été victime de sexisme. «Les commentaires disaient que j’avais un excès de beauté mais rien dans le cerveau», raconte-t-elle dans la version américaine du magazine «Glamour». «Et j’ai aussi lu la phrase : "Tais-toi et montre-nous tes seins". Notre société n’admet pas qu’une femme puisse être sexy, sûre d’elle et avoir des convictions politiques. (…) Alors que les hommes font ce qu’ils veulent sans qu’on leur pose de question.» Raison de plus de faire de son corps un étendard du féminisme.



mardi 20 juin 2017

Anita Pallenberg, icône des 60’s et muse des Stones, s’est éteinte

Anita Pallenberg


Anita Pallenberg, icône des 60’s et muse des Stones, s’est éteinte

Paris Match||Mis à jour le 

Elle était une véritable icône dans les années 60. Anita Pallenberg, ancien mannequin et ex-compagne de Keith Richards, est morte mardi à 73 ans. 
Ses longs cheveux blonds, son style bohème et sa frange iconique ont inspiré les femmes du monde entier. Aujourd’hui encore, Anita Pallenberg est une référence dans le monde de la mode et des arts. Mannequin, styliste, cette Allemande née à Rome en 1944 a longtemps évolué dans les milieux underground, parmi les artistes dont le Velvet Underground d’Andy Warhol. Son amie Stella Schnabel a annoncé sa mort mardi, à 73 ans, de cause encore non communiquée.
En plus d’avoir tourné dans de nombreux films dont «Barbarella» et «Swinging London», c’est également la vie privée tumultueuse d’Anita Pallenberg qui a fait sa légende. Dans les années 60, alors qu’elle fréquente Brian Jones, fondateur des Rolling Stones - groupe qu’il est contraint de quitter en 1969 notamment à cause de problèmes judiciaires et de drogue - elle tombe sous le charme de Keith Richards. Leur relation ne devient officielle qu’après la mort de Brian Jones, retrouvé sans vie dans sa piscine un mois après avoir quitté les Stones. Avec Keith, Anita forme un couple épié qui fait fantasmer les groupies et vendre les journaux. Au cours de leur histoire qui durera douze ans, Anita donne naissance à trois enfants, Marlon – qui suivra son père en tournée en 1976 - Angela et Tara, mort peu après sa naissance à cause de problèmes de santé.
L’influence de la jeune femme sur Keith Richards est telle qu’elle est surnommée la «Sixième Rolling Stones». Dans le groupe, elle sait se faire respecter, elle la forte-femme, à l’époque meilleure amie d’une autre muse du groupe, Marianne Faithfull, compagne durant des années de Mick Jagger. Avec ce dernier, on lui prête d’ailleurs une brève aventure sur le tournage de «Performance» dans les années 1970. A Paris Match en 2010, Keith Richards explique en avoir voulu à Mick Jagger plus qu’à sa compagne. «J’en ai surtout voulu à Mick, parce que cette escapade cinématographique compromettait l’équilibre du groupe. Et le bouquet, c’était qu’il se tapait ma copine, en plus». De cette peine sont cependant nés les titres «Let it Bleed» et «Gimme Shelter».

1979, l'année où tout bascule

Malgré l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre, Anita et Keith finissent par se séparer juste avant le début des années 1980, victimes de leur vie chaotique. Tous les deux accros à l’héroïne, ils ne parviennent plus à se comprendre, notamment lorsque Keith décide de se soigner alors qu’Anita n’est pas prête à laisser tomber la drogue. «C’était un sacré caractère qui, de toute façon, n’en faisait qu’à sa tête», confie encore Keith Richards à Match en 2010. En 1979, la vie d’Anita et des Stones bascule lorsqu’un jeune garçon de 17 ans,  Scott Cantrell, est retrouvé mort d’une balle dans la tête, dans le lit d’Anita Pallenberg et Keith Richards. Le jour du drame, le musicien est à Paris pour enregistrer l’album «Emotional Rescue», mais la rumeur veut que sa compagne ait entretenue une relation avec l’adolescent. Un an après la tragédie, Anita est innocentée du meurtre. Le jeune garçon s’est en fait suicidé après être tombé amoureux d’elle. En 2008 au «Guardian», elle explique à l'époque n'avoir rien ressenti face à ce drame. «C'est l'une des merveilles des drogues et de la boisson». Mais c’en est trop pour Keith et Anita, qui se séparent définitivement.
Anita Pallenberg se fait ensuite plus discrète, continuant son chemin dans la mode et collaborant notamment avec la reine british du style punk, Vivienne Westwood. En 1987, épuisée par la vie, seule et malheureuse, elle décide de se prendre en main et entame une cure de désintoxication à la demande de sa soeur. La trace laissée par Anita Pallenberg dans les esprits est telle que régulièrement, des hommages lui sont rendus. En 2013, Carla Bruni a notamment enregistré une chanson, «Chez Keith et Anita». Elle chante : «Chez Keith et Anita, c'était l'été soixante-dix, Je ne savais rien de tout ça, et pourtant je vivais chez Keith, chez Keith et Anita».
PARIS MATCH



DE OTROS MUNDOS